26 septembre 2016

The Boy


Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…

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Je vais aller à l'opposé des critiques négatives car j'ai trouvé ce film vraiment réussi.

Dès sa sortie "The Boy" a souffert de sa comparaison au film Annabelle. Démarche commerciale qui a surement aidé a faire des entrées mais qui a plutôt desservi le film niveau critique. J'ai l'impression aussi que ce film n'a pas été totalement compris par le public. Pour ma part, Annabelle était un très mauvais film : une intrigue vide, voir sans intérêt. The Boy est un bon film, j'aurais presque envie de dire excellent.



Lorsque Greta arrive en Angleterre en tant que fille au pair, elle découvre médusée et amusée que le petit garçon dont elle à la garde n'est autre qu'une poupée de porcelaine. Même si la situation lui semble ridicule, elle va finir par accepter de rester, voyant dans ce job un échappatoire à son passé et une manière comme une autre de gagner de l'argent.
La seule condition est de respecter à la lettre des règles fournies par les parents afin que le petit garçon puisse s'épanouir dans son quotidien. Greta compatissante joue le jeu mais pas au point de suivre les règles, et ça jusqu'au jour où la poupée manifestera son mécontentement...

On est sidéré lorsque les parents présentent l'enfant pour la première fois, voir amusée comme Greta. Et puis s'installe la gêne, et une sorte de compassion face à ses parents qui comble la perte de leur enfant grâce à cette poupée. Même si la situation parait absurde, on se laisse prendre au jeu. Qui sommes nous pour juger le travail de deuil d'autrui ?


Ce premier sentiment passé, vient la question de ce qu'est la poupée. Est-il possible que ce bout de porcelaine soit vivant ? Tout semble le faire croire, notamment avec des scènes travaillées et plutôt flippantes qui mettront le doute jusqu'à la fin. 

Ces scènes sont diaboliques : on ne voit rien, on imagine tout et on est vraiment mal à l'aise. J'adore ce type d'ambiance. Quelques plans et détails qui nous donnent la chair de poule et qui ne sont là que pour amplifier nos questionnements. Est ce que Greta est entrain de devenir folle ? Est ce qu'elle imagine tous ça ? Est ce possible que ça soit vrai ?

A partir de cet instant, Greta réalisant pleinement le rôle qu'on lui a donné va developper une relation d'une tendresse absolue avec cette poupée. Telle une mère, elle va la choyer et l'aimer. Décrit comme ça, j'avoue que ça peu sembler ridicule, mais pourtant à l'écran cette relation unique va prendre une belle dimension. Le jeu de l'actrice y est pour beaucoup. Elle est fantastique dans ce rôle, elle n'a même pas besoin de parler.Un simple regard suffit à faire passer une émotion.

La comparaison avec Annabelle est une erreur, car même si "The boy" part de la même idée, il n'entre pas dans la même catégorie. Toute la relation est subtile, grandissante et surtout crédible. Il n'y a rien de grossier. The boy installe une ambiance, une histoire, et surtout prends son temps pour nous la raconter. Alors, forcément, on s'attache aux personnages et on finit par aimer cette relation étrange. Comment ne pas être affecter par la suite des évènements ? Pour ma part, j'en étais presque chamboulée.

J'admets que quelques scènes m'ont paru peu crédible, notamment cette facilité que les gens ont d'aller et venir dans la maison. Certains personnages et scènes arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe. Un détail certes mais qui a légèrement gâché mon plaisir. 


Par contre, là où The Boy mérite d'être mis en avant c'est forcément sur son twist final. Généralement, je les vois venir de loin et plutôt vite mais alors celui là, je ne m'y attendais pas du tout, à tel point que j'ai mis quelques minutes à réaliser ce qui se passait à l'écran. Une très belle réussite.

Comme vous pouvez vous doutez, je vous conseille ce film rappelant fortement les films d'épouvantes des années 50 qui étaient plus basés sur l'atmosphère que sur les effets visuels. Il pourrait même être conseillé aux personnes n'étant pas attirées par ce genre cinématographique.


Epouvante - Horreur
Durée : 1h40mn
Américain - 2016

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